Accusée de violence « injustifiée » lors d’une manif à Rennes, la police diffuse de nouvelles photos

Les images montrent le policier pris à partie. (©Police nationale)

Les images avaient fait le tour des réseaux sociaux. Jeudi 27 avril, lors d’un défilé « ni Le Pen ni Macron » à Rennes (Ille-et-Vilaine), un policier avait sorti son arme de service et mis en joue ses agresseurs. Dimanche 18 juin, la photo a été ressortie par Libération dans une tribune signée par plusieurs intellectuels (Rennes, laboratoire de l’ordre en marche ?), dans laquelle ils « dénoncent les méthodes de policiers et de magistrats qui, dans la ville bretonne, s’affranchiraient de plus en plus du droit commun » :

Aujourd’hui, ce comportement dangereux et injustifiable d’un policier qui n’était nullement menacé, comme le montrent les vidéos, est devenu prétexte à une enquête contre de présumés manifestants pour… violences avec arme (un pommeau de douche dont on se serait servi pour intimider le motard), ce qui a justifié les perquisitions du 30 mai.

Les signataires ont lancé une pétition sur Change.org, s’inquiétant de l’état des libertés publiques sur le territoire français.

La police répond à Libération 

Le lendemain de la publication de l’article, la police nationale a souhaité apporté de nouveaux éléments. Sur son compte Twitter, elle a diffusé des images montrant que le fonctionnaire avait été pris à partie par plusieurs manifestants avant de sortir son arme, et que ce geste s’apparentait donc à de la légitime défense. 

Quelques heures après les faits, la préfecture d’Ille-et-Vilaine avait précisé que le policier en question et une collègue avaient été « encerclés et physiquement agressés », ce que n’évoque par la tribune publiée par nos confrères.  

Sept personnes interpellées, cinq en prison

Ouest-France rappelle que le 30 mai, sept Rennais étaient interpellés à leur domicile pour « violences aggravées ». Parmi eux, deux mineurs. A l’issue de leur garde à vue, cinq des personnes interpellées ont été écroués, et seront jugés mercredi 21 juin devant le tribunal correctionnel. 

Source: Bretagne info

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